Mercedes entrechoque deux CLA à 56 km/h dans un crash-test spectaculaire
Par Luc Morandini · 3 min de lecture

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Mercedes-Benz vient de franchir un cap spectaculaire en matière de sécurité automobile. Pour la première fois au monde, le constructeur allemand a organisé publiquement un crash-test à haute vitesse entre deux véhicules de série en mouvement : deux CLA qui se sont percutés violemment pour démontrer leur résistance en conditions réelles.
Une collision latérale à 56 km/h sans freinage
Le scénario choisi reproduit l'un des accidents les plus redoutés des automobilistes : la collision en T à une intersection. Un CLA Shooting Brake hybride a percuté perpendiculairement le flanc conducteur d'un CLA 100% électrique, les deux véhicules roulant à 56 km/h sans actionner les freins.
Chaque voiture pesait environ deux tonnes, représentant ainsi une énergie d'impact considérable. Cette vitesse de 56 km/h correspond selon Mercedes à la limite supérieure des collisions typiques observées aux carrefours, un chiffre issu de l'analyse de milliers d'accidents réels.
L'habitacle préservé malgré la violence du choc
Le résultat principal ? Les cellules de survie des deux CLA sont restées intactes. C'est l'objectif fondamental de tout crash-test latéral : que l'habitacle conserve sa forme au lieu de s'écraser sur les occupants.
Huit mannequins représentant quatre adultes et quatre enfants occupaient les véhicules, positionnés stratégiquement pour mesurer comment les charges d'impact varient selon la taille et l'emplacement. Toutes les mesures relevées sont restées en dessous des limites biomécaniques que Mercedes utilise pour évaluer la protection des occupants.
La batterie électrique sous haute surveillance
L'enjeu majeur de ce test concernait le CLA électrique et sa batterie haute tension située sous le plancher, directement dans la trajectoire du choc latéral. Le résultat s'avère rassurant : la batterie est demeurée totalement intacte, sans aucune brèche dans ses cellules.
Mieux encore, le système haute tension s'est automatiquement déconnecté au moment de l'impact. Cette mesure de sécurité vise à éliminer tout risque électrique pour les occupants et les premiers secours intervenant sur les lieux d'un accident. Combinée à l'intégrité physique de la batterie, c'est le duo gagnant indispensable pour qualifier une collision en T de survivable sur un véhicule électrique.
Une démarche baptisée "Real-Life Safety"
"L'ambition de Mercedes-Benz est de construire les véhicules les plus sûrs au monde", a déclaré Jörg Burzer, directeur technique du développement et des achats du groupe. Il présente ce test comme "une démonstration puissante de cette ambition" et comme la preuve que le constructeur conçoit ses voitures en fonction de la réalité des accidents.
Paul Dick, directeur de la sécurité des véhicules chez Mercedes-Benz, rattache ce test à la philosophie de longue date de la marque : intégrer les enseignements d'accidents réels dans la conception des nouveaux modèles. Cette approche baptisée "Real-Life Safety" s'appuie sur la reconstruction de près de 6 000 accidents réels depuis 1969.
Un programme de validation hors normes
Ce crash-test spectaculaire ne représente qu'une infime partie du travail de validation mené par Mercedes. Pour chaque nouveau modèle, le constructeur réalise :
- Environ 150 crash-tests physiques
- Quelque 15 000 simulations de collision numériques
Ces chiffres dépassent largement les exigences des organismes de réglementation et des programmes de notation grand public, qui se contentent généralement de projeter une barrière mobile contre une voiture immobile.
En organisant publiquement ce test impliquant deux véhicules en mouvement, Mercedes lève le voile sur l'ampleur de son programme de validation, habituellement mené en coulisses. Une transparence bienvenue à l'heure où la sécurité des véhicules électriques suscite encore des interrogations chez certains automobilistes.
Le CLA électrique bientôt sur nos routes
Cette démonstration intervient alors que Mercedes s'apprête à commercialiser sa nouvelle génération de CLA électriques. Les résultats probants de ce crash-test constituent un argument de poids pour rassurer les futurs acheteurs sur la sécurité passive de ces modèles, particulièrement en ce qui concerne l'intégrité de la batterie en cas d'accident latéral.
Pour le marché français et européen, où les normes de sécurité figurent parmi les plus strictes au monde, ces performances valident l'approche de Mercedes en matière de protection des occupants, quelle que soit la motorisation du véhicule.
Questions fréquentes
Pourquoi Mercedes a-t-il réalisé ce crash-test inhabituel ?
La marque allemande souhaitait démontrer la résistance de ses véhicules dans des conditions réelles d'accident, notamment en collision latérale. Contrairement aux tests réglementaires avec barrière mobile contre véhicule stationnaire, ce test impliquait deux voitures en mouvement.
Quelle était la vitesse d'impact lors de ce test ?
Les deux CLA se sont percutés à 56 km/h chacun, sans freinage. Cette vitesse correspond à la limite supérieure des collisions typiques en intersection selon Mercedes-Benz.
Qu'est-il advenu de la batterie du CLA électrique ?
La batterie haute tension est restée totalement intacte sans aucune brèche dans les cellules. Le système électrique s'est automatiquement déconnecté à l'impact pour protéger les occupants et les secours.
Combien de tests Mercedes réalise-t-il pour chaque nouveau modèle ?
La marque effectue environ 150 crash-tests physiques et près de 15 000 simulations de collision pour chaque nouveau modèle, bien au-delà des exigences réglementaires.
Qui était à bord des véhicules lors du test ?
Huit mannequins de crash-test représentant quatre adultes et quatre enfants occupaient les deux CLA, afin de mesurer les charges d'impact selon la taille et la position des occupants.



