Honda officialise son pick-up basé sur le Mitsubishi Triton pour 2028
Par Martin Rochard · 3 min de lecture

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Honda vient d'officialiser une nouvelle étape majeure dans sa stratégie produit : le constructeur japonais lancera en 2028 son premier véritable pick-up, développé en partenariat avec Mitsubishi. Cette annonce, qui transforme de simples rumeurs en réalité concrète, marque un tournant pour la marque à l'aile.
Un partenariat stratégique entre deux géants japonais
Les deux constructeurs ont signé un protocole d'accord pour développer un modèle estampillé Honda basé sur le Mitsubishi Triton. Cette collaboration représente la première initiative de fourniture de véhicules complémentaires entre les deux entreprises japonaises, et s'inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique plus large signé en août 2024 avec Nissan.
Pour Honda, cet accord offre un moyen rapide et économique d'entrer sur le segment des pick-up dans la région ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est), où le constructeur ne dispose actuellement d'aucune offre dans cette catégorie. De son côté, Mitsubishi profite d'une opportunité d'augmenter les volumes de production dans son usine thaïlandaise.
Une base technique éprouvée
Le futur pick-up Honda s'appuiera sur l'architecture robuste du Triton, un véhicule d'une tonne construit autour d'un châssis échelle particulièrement résistant. Commercialisé sous le nom de L200 sur certains marchés, ce modèle constitue une plateforme idéale pour les marchés exigeants où les pick-up doivent affronter des routes difficiles et des conditions d'utilisation intensive.
Motorisations et performances
Côté mécanique, le Triton propose deux options principales :
- Un moteur diesel 2,4 litres turbo quatre cylindres
- Un moteur essence atmosphérique de 2,4 litres
La version la plus puissante, équipée du diesel bi-turbo, développe jusqu'à 201 chevaux et 470 Nm de couple, associés à une boîte automatique à six rapports. Les acheteurs peuvent également bénéficier du système de transmission intégrale Super Select 4WD-II de Mitsubishi, d'un différentiel arrière autobloquant et de sept modes de conduite pour s'adapter à différents types de terrains.
Avec une capacité de remorquage atteignant 3,5 tonnes sur certains marchés, le véhicule se positionne comme un outil de travail véritablement capable.
Un design encore mystérieux
Honda n'a pour l'instant dévoilé ni le nom ni l'apparence de son futur pick-up. La question demeure : s'agira-t-il d'un simple exercice de rebadgeage ou le modèle bénéficiera-t-il d'un style distinctif ? La logique économique et la volonté d'accélérer le processus de développement plaident en faveur de la première option.
Une stratégie gagnant-gagnant
Ce type de coopération n'est pas nouveau dans l'industrie automobile. Mitsubishi fournit déjà le Nissan Navara pour des marchés comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le futur pick-up Honda viendra simplement ajouter un troisième badge à cette même architecture fondamentale.
Cette approche collaborative illustre une tendance croissante dans l'industrie : plutôt que de fusionner sous une seule entité (un projet qui a échoué entre Honda et Nissan), les constructeurs choisissent de mutualiser leurs ressources et de combler les lacunes de leurs gammes respectives.
Rationalité économique
Le développement de nouveaux véhicules représente un investissement colossal. En partageant les plateformes, les constructeurs peuvent maintenir leurs coûts sous contrôle. Pour Honda, ce pick-up constitue une entrée à risque relativement faible pour élargir son attrait en Asie du Sud-Est, tandis que Mitsubishi sécurise une source supplémentaire de volume sans devoir développer un nouveau modèle.
Pas d'arrivée prévue en Occident
À l'instar du Triton et de son jumeau Navara, ce pick-up Honda ne devrait pas atteindre les marchés occidentaux, ni les États-Unis ni l'Europe. Les droits de douane rendent la vente d'un pick-up fabriqué en Thaïlande économiquement difficile sur ces marchés. Pour les amateurs européens de la marque, le Ridgeline de nouvelle génération, dont la future version a été évoquée, restera l'unique option dans la gamme Honda.
Ce nouveau chapitre dans l'histoire de Honda démontre que la collaboration entre constructeurs japonais reste vivace, même après l'échec des projets de fusion plus ambitieux. Le rendez-vous est pris pour 2028 en Asie du Sud-Est.
Questions fréquentes
Quelles seront les caractéristiques techniques de ce nouveau pick-up Honda ?
Le modèle reprendra la base du Mitsubishi Triton avec un châssis échelle robuste. Il devrait proposer un moteur diesel 2,4 litres bi-turbo développant jusqu'à 201 chevaux et 470 Nm de couple, ainsi qu'une version essence atmosphérique de même cylindrée.
Ce pick-up Honda sera-t-il disponible en Europe ou en France ?
Pour l'instant, Honda n'a annoncé sa commercialisation que pour la zone ASEAN à partir de 2028. Aucune information n'a été communiquée concernant une éventuelle arrivée sur le marché européen ou français.
Pourquoi Honda s'associe-t-il à Mitsubishi plutôt que de développer son propre pick-up ?
Cette stratégie permet à Honda d'économiser temps et argent en évitant de développer un châssis séparé de zéro. Mitsubishi bénéficie de son côté d'une augmentation de sa production et d'une meilleure utilisation de ses capacités industrielles en Thaïlande.
Ce pick-up sera-t-il simplement un Triton rebadgé ?
Honda n'a pas encore dévoilé les détails stylistiques du véhicule. Il pourrait s'agir d'un simple rebadgeage ou d'une version avec un design distinctif, mais l'option la plus probable reste le rebadgeage pour optimiser les coûts et accélérer le développement.
Quelle est la capacité de remorquage du Mitsubishi Triton sur lequel sera basé ce Honda ?
Le Triton peut tracter jusqu'à 3,5 tonnes selon les marchés, ce qui en fait un véhicule particulièrement capable pour les usages professionnels et les travaux exigeants.



