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Kia GT : plongée dans la division sportive qui mise sur le plaisir accessible plutôt que l'extrême

Par · 3 min de lecture

Kia GT : plongée dans la division sportive qui mise sur le plaisir accessible plutôt que l'extrême

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Sommaire
  1. Une croissance fulgurante pour la division sportive coréenne
  2. Une philosophie du plaisir accessible et quotidien
  3. GT versus N : deux visions de la sportivité
  4. L'électrification comme accélérateur de développement
  5. Un positionnement stratégique sur le marché européen

Une croissance fulgurante pour la division sportive coréenne

Sous un ciel gris de Corée du Sud, à proximité du centre de recherche et développement de Namyang où 14 000 employés du groupe Hyundai Motor Group se côtoient quotidiennement, un prototype lourdement camouflé croise notre route. Impossible de deviner ce qui se cache sous le tissu : la cadence infernale de lancement de nouveaux modèles du géant coréen rend l'exercice particulièrement ardu. Il pourrait s'agir de n'importe quoi, y compris d'un futur modèle Kia GT encore inédit.

Et pour cause : cette jeune division performance connaît une expansion à couper le souffle. En un peu plus d'une décennie depuis les débuts discrets de la Proceed GT, Kia a déjà produit 10 déclinaisons sportives distinctes et s'attaque maintenant au minivan PV5. Pour mettre les choses en perspective, Volkswagen a mis 42 ans pour atteindre ce chiffre avec sa gamme GTI, tandis que BMW a nécessité 25 années avec la division M. Le partage de plateformes et l'électrification ont indéniablement bouleversé la donne.

Une philosophie du plaisir accessible et quotidien

Manfred Harrer, directeur de la R&D, nous reçoit brièvement dans les locaux de Namyang pour éclairer la stratégie GT et sa différenciation par rapport aux créations de plus en plus débridées de la division sœur Hyundai N. Cet ingénieur, qui a réalisé un doctorat sur le ressenti de direction à l'Université de Bath par pure passion, a des idées bien arrêtées sur le sujet.

Les éléments les plus controversés des modèles N, comme les sons de moteur artificiels de l'Ioniq 5 N ou les changements de rapports synthétiques, constituent un point de départ intéressant pour la discussion. Représentent-ils l'avenir de l'automobile sportive ? "Nous considérons ces technologies comme un amplificateur, et non comme un substitut à l'expérience de conduite", précise Harrer.

GT versus N : deux visions de la sportivité

Cette formulation soigneusement choisie marque-t-elle une prise de distance subtile entre la philosophie discrète de GT et les artifices plus tapageurs de N ? Probablement. Si Kia a finalement cédé en proposant son propre système de "boîte virtuelle" (VGS) sur chaque modèle GT, les véhicules conservent des personnalités plus douces, plus authentiques et plus adaptées à un usage quotidien que leurs cousins N.

Harrer décrit le caractère et le niveau de performances des nouveaux EV3 GT et EV4 GT comme quelque chose que les propriétaires peuvent "apprécier naturellement" au jour le jour. L'utilisabilité constitue donc le maître-mot.

L'électrification comme accélérateur de développement

Cette rapidité de déploiement s'explique largement par la stratégie d'électrification massive du groupe coréen. Les architectures électriques modulaires permettent de décliner plus facilement des versions sportives, sans les contraintes des motorisations thermiques traditionnelles. Le couple instantané des moteurs électriques offre également des sensations immédiates, particulièrement adaptées à la philosophie GT d'accessibilité.

Cette approche pragmatique reflète une compréhension fine du marché : tous les automobilistes ne recherchent pas l'expérience la plus radicale possible. Beaucoup souhaitent simplement un véhicule plus dynamique pour leurs trajets quotidiens, sans renoncer au confort ni à la polyvalence. C'est précisément ce créneau que Kia GT entend occuper, en alternative aux propositions plus extrêmes de la concurrence.

Un positionnement stratégique sur le marché européen

Pour le marché français et européen, cette distinction entre GT et N pourrait se révéler particulièrement pertinente. Les sportives radicales séduisent un public de niche, tandis que les versions GT visent une clientèle plus large, désireuse de dynamisme sans compromis excessif. Une stratégie qui pourrait s'avérer payante face aux GTI, GTD et autres déclinaisons sportives des constructeurs établis.

Reste à voir comment ces nouveaux EV3 GT et EV4 GT seront accueillis par les conducteurs européens, traditionnellement exigeants en matière de tenue de route et d'agrément de conduite. Mais avec Manfred Harrer aux commandes, passionné par le ressenti au volant, Kia GT semble avoir toutes les cartes en main pour convaincre.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Kia GT et Hyundai N ?

Kia GT adopte une approche plus mesurée et quotidienne de la performance, contrairement à Hyundai N qui privilégie les technologies spectaculaires comme les sons de moteur synthétiques. Les GT visent une utilisabilité naturelle au quotidien plutôt que l'extrême.

Combien de temps a mis Kia pour développer sa gamme GT ?

Kia a créé 10 modèles GT en un peu plus d'une décennie depuis la Proceed GT. C'est beaucoup plus rapide que Volkswagen (42 ans pour GTI) ou BMW (25 ans pour M), grâce au partage de plateformes et à l'électrification.

Kia propose-t-il des boîtes de vitesses virtuelles comme Hyundai ?

Oui, Kia propose désormais le système VGS (Virtual Gear Shift) sur tous ses modèles GT. Cependant, l'approche reste plus subtile et authentique que celle de Hyundai N.

Qui dirige le développement des Kia GT ?

Manfred Harrer, responsable R&D chez Kia, supervise le projet GT. Ancien doctoeur de l'Université de Bath spécialisé dans le ressenti de direction, il privilégie l'authenticité à la technologie gadget.

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