Ce que vous devez retenir
- À l’inverse, si le chiffre semble trop bas pour un véhicule de cet âge, il convient d’examiner si la voiture est restée inutilisée pendant de longues périodes, car cela peut également entraîner des défaillances (par exemple des problèmes de batterie ou des pneus secs).
- Demandez un carnet de service avec des tampons ou un historique électronique de la concession, examinez les factures et les remplacements effectués en temps voulu (comme les vidanges d’huile, les filtres, les liquides de frein, le liquide de refroidissement, ainsi que les remplacements préventifs).
- Dans l’Hexagone, de puissants outils de vérification existent, comme le service « Histovec » qui permet d’accéder à l’historique technique et aux indications de kilométrage que l’on peut recouper avec les documents de service et la carte grise.
Achat d’un véhicule d’occasion : que faut-il savoir sur les kilomètres
Le véritable secret ne réside pas dans le nombre au compteur, mais dans la façon dont ces kilomètres ont été parcourus et s’ils sont corroborés par des documents. C’est l’une des questions les plus fréquentes posées par les potentiels acquéreurs de voitures d’occasion. La vérité, c’est qu’il n’existe pas de chiffre magique.
Les kilomètres constituent un indicateur utile d’usure, de valeur et de négociation, toutefois leur signification varie en fonction de l’historique de maintenance, des preuves d’entretien et des contrôles enregistrés. Sans ces éléments, le chiffre au compteur n’est qu’un simple nombre.
Il est également intéressant de noter que la manière dont les kilomètres ont été accumulés a presque autant d’importance que leur quantité. Par exemple, des trajets effectués sur autoroute entraînent une température de fonctionnement constante et moins de démarrages et d’arrêts, donc souvent moins d’usure. En revanche, une utilisation urbaine intense, avec de nombreux arrêts, de courtes distances et des démarrages à froid, peut causer beaucoup plus de dommages que ne le laisse supposer le compteur.
Les kilomètres par an comme référence
Pour avoir une idée réaliste, les kilomètres annuels représentent une base de comparaison honnête. Pour le conducteur moyen, un kilométrage de 12 000 à 15 000 kilomètres par an est considéré comme normal. Ainsi, une voiture âgée de cinq ans avec 60 000 à 75 000 kilomètres ne doit pas faire peur, tant que son entretien a été bien réalisé. Si le nombre est significativement plus élevé, cela peut indiquer une utilisation intensive ou une vie antérieure dans une flotte, mais cela ne signifie pas forcément quelque chose de négatif, à condition que l’entretien ait été démontré. À l’inverse, si le chiffre semble trop bas pour un véhicule de cet âge, il convient d’examiner si la voiture est restée inutilisée pendant de longues périodes, car cela peut également entraîner des défaillances (par exemple des problèmes de batterie ou des pneus secs).
La tranche de kilométrage peut guider, mais ne doit pas être l’unique critère de décision. Une voiture avec moins de 60 000 kilomètres est encore considérée comme « fraîche », conserve sa valeur et nécessite souvent moins de frais d’entretien immédiats. Entre 60 000 et 120 000 kilomètres, c’est la relation entre le prix et l’état qui devient essentielle. Un carnet d’entretien à jour, idéalement émis par un service agréé, peut influencer considérablement le choix.
Quid au-delà de 120 000 kilomètres ?
Pour les véhicules avec un kilométrage compris entre 120 000 et 180 000 kilomètres, une analyse plus poussée s’impose. Il faut porter une attention particulière aux courroies ou chaînes de distribution, aux pompes à eau, aux bougies, ainsi qu’à d’autres éléments comme le filtre à particules, selon le modèle et le type de moteur. Au-delà de 180 000 kilomètres, un examen minutieux est recommandé. Néanmoins, cela ne confère pas à un véhicule le statut de mauvaise option, tant que la preuve d’un entretien rigoureux est tangible.
L’importance de l’historique d’entretien
Le facteur déterminant dans la prise de décision reste l’entretien. Demandez un carnet de service avec des tampons ou un historique électronique de la concession, examinez les factures et les remplacements effectués en temps voulu (comme les vidanges d’huile, les filtres, les liquides de frein, le liquide de refroidissement, ainsi que les remplacements préventifs). Un contrôle technique indépendant avant l’achat représente un investissement qui peut rapidement se rentabiliser, surtout si cela évite des pannes majeures.
Dans l’Hexagone, de puissants outils de vérification existent, comme le service « Histovec » qui permet d’accéder à l’historique technique et aux indications de kilométrage que l’on peut recouper avec les documents de service et la carte grise. Si les éléments ne correspondent pas, il vaut mieux passer à la voiture suivante.
Vérification des importations et points d’usure
Pour les véhicules importés, un diagnostic électronique peut révéler des incohérences qui ne sont pas apparentes sur le compteur. De plus, examinez visuellement les points d’usure, comme les pédales, le volant, le levier de vitesse, les commutateurs et les sièges. Si une voiture affichant « 80 000 km » apparaît nettement plus usée, il est prudent de s’en éloigner.
Avis sur la fiabilité des marques
En matière de fiabilité, certaines marques se distinguent par leur longévité et un coût d’utilisation prévisible. Des marques comme Lexus, Toyota, Suzuki et Subaru sont des références fréquentes. De même, les modèles de Mercedes-Benz, notamment dans la série E-Class et au-dessus, montrent une longévité exceptionnelle si bien entretenus. Cela ne signifie pas que les autres options soient à éviter, mais lorsque l’on est face à une voiture avec un kilométrage élevé mais un entretien méticuleux, on a davantage de raisons de lui accorder sa confiance.
Il n’existe pas de « bon » chiffre de kilomètres garantissant une bonne affaire. La clé réside dans une bonne interprétation de ce chiffre, en lien avec l’âge, l’usage et surtout, l’entretien prouvé. Une voiture avec un kilométrage élevé mais bénéficiant d’un bon suivi peut être une option bien plus sûre qu’un véhicule « bas kilométrage » sans papiers probants.


