Ce que vous devez retenir
- Il y a à peine dix ans, la marque réalisait plus de 60 000 ventes annuelles, ce qui représente une baisse de près de 75 % en moins d’une décennie.
- Ce modèle pourrait être basé sur les plateformes existantes des modèles comme la Citroën C3 et la Fiat Grande Panda, se positionnant ainsi juste en dessous de la Ypsilon dans la gamme de Lancia.
- Stellantis, à la tête de ces marques, doit également être prête à investir, à prendre des risques et à redonner vie à un nom qui continue d’évoquer de vives émotions chez ceux qui ont grandi entourés par le doux bruit de l’A112 des années 80.
Dans le panorama automobile actuel, deux marques italiennes emblématiques, Lancia et Abarth, se retrouvent dans une situation délicate. Les chiffres de vente laissent peu de place à l’optimisme. En effet, Lancia a enregistré environ 30 000 ventes en 2024, un chiffre qui risque de chuter à moins de 15 000 unités en 2025. Il y a à peine dix ans, la marque réalisait plus de 60 000 ventes annuelles, ce qui représente une baisse de près de 75 % en moins d’une décennie. Cela dit, ce déclin s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’évolution des attentes des consommateurs.
D’autre part, Abarth, bien que parvenue à atteindre 10 000 ventes en 2024, fait face à une perspective inquiétante : le chiffre pourrait ne pas dépasser les 2 000 unités en 2025. Ce fléchissement souligne clairement les défis liés à la transition vers l’électromobilité, une transition qui n’a pas répondu aux attentes de la marque.

Face à cette situation morose, une solution pourrait résider dans la revitalisation d’un modèle emblématique, l’Autobianchi A112. Certains designers passionnés, assistés par la chaîne Electro Fan, ont partagé en ligne des rendus impressionnants d’un modèle moderne, conçu pour raviver l’engouement des décennies passées, notamment les années 70 et 80.

Cette idée envisage un petit véhicule, mesurant moins de 4 mètres, qui honore le nom d’A112 non pas en tant qu’Autobianchi, mais sous la marque Lancia. Ce modèle pourrait être basé sur les plateformes existantes des modèles comme la Citroën C3 et la Fiat Grande Panda, se positionnant ainsi juste en dessous de la Ypsilon dans la gamme de Lancia.
Le concept prévoit plusieurs options : une version entièrement électrique développant 113 chevaux avec une batterie de 44 kWh, offrant une autonomie d’environ 350 kilomètres, ainsi que deux variantes hybrides légères avec des puissances de 90 et 110 chevaux. Cela pourrait séduire une clientèle à la recherche de véhicules compacts mais performants.

Si la renaissance de l’A112 prenait forme, elle pourrait devenir une offre compacte, élégante et agile, capable de relancer les ventes de Lancia et Abarth. On pourrait imaginer un A112 Abarth décliné en version électrique et essence, promettant une expérience sportive urbaine. La version électrique pourrait atteindre environ 180 chevaux avec une batterie de 50 kWh, tandis que la version essence utiliserait une version améliorée du moteur 1.2 PureTech, réalisant entre 160 et 170 chevaux.

Il ne s’agit pas seulement d’avoir une base technique adéquate. Stellantis, à la tête de ces marques, doit également être prête à investir, à prendre des risques et à redonner vie à un nom qui continue d’évoquer de vives émotions chez ceux qui ont grandi entourés par le doux bruit de l’A112 des années 80. Renouveler une légende est un défi exaltant, celui de conjuguer nostalgie et modernité.


