Ce que vous devez retenir
- Connue pour son danger, la route de la mort, ou Camino de la Muerte, s’étend sur environ 60 kilomètres.
- Depuis des décennies, la route de la mort constituait la seule voie pour le transport de biens depuis les plateaux de la capitale vers les zones inférieures du pays.
- Bien que la circulation en Bolivie se fasse à droite, sur cette route, les conductrices et conducteurs devaient rouler à gauche, afin d’avoir une meilleure visibilité sur la route proche du vide.
Le chemin de la mort en Bolivie
Connue pour son danger, la route de la mort, ou Camino de la Muerte, s’étend sur environ 60 kilomètres. Elle relie La Paz à Coroico, sculptée dans les flancs escarpés des Andes. Ce chemin est célèbre pour ses falaises verticales dépassant les 600 mètres, ses virages serrés et la largeur parfois limitée à seulement trois mètres. Cela en fait une route à la fois fascinante et mortellement périlleuse.

Les dangers qui guettent le conducteur
Les glissements de terrain, la brume et les pluies torrentielles rendent cette expérience encore plus périlleuse. L’absence de gardrails expose les conductrices et les conducteurs à chaque erreur de navigation.
L’histoire de cette route commence en 1935. Des prisonniers de guerre paraguayens, après la guerre du Chaco, furent contraints de participer à sa construction. Nombre d’entre eux y laissèrent la vie, et des milliers d’autres, conductrices, conducteurs et passagers, périrent au fil des années en tentant de traverser cet axe.

Les chiffres sont impressionnants. Jusque en 2007, avant l’ouverture d’un nouveau tronçon asphalté, les pertes humaines atteignaient de 200 à 300 décès par an. Depuis des décennies, la route de la mort constituait la seule voie pour le transport de biens depuis les plateaux de la capitale vers les zones inférieures du pays.
Sur ce chemin, circulaient non seulement des voitures et des motos, mais aussi d’immenses camions et bus, rendant la traversée encore plus périlleuse. Bien que la circulation en Bolivie se fasse à droite, sur cette route, les conductrices et conducteurs devaient rouler à gauche, afin d’avoir une meilleure visibilité sur la route proche du vide.

Un tournant touristique
La descente en VTT est l’activité la plus populaire, avec plusieurs entreprises organisant des excursions. Ces sorties incluent la location de vélos, l’équipement de sécurité et des véhicules de support. La descente commence à 3 660 mètres d’altitude à La Paz pour atteindre la flore tropicale de Coroico, avec une chute de plus de 3 000 mètres en une seule journée.

Le paysage change sans cesse, des montagnes froides aux forêts verdoyantes, offrant une expérience unique avec des sensations qui ne laissent pas indifférents. Pour certaines et certains, ce parcours est une affaire de dépassement personnel, pour d’autres, c’est une occasion rare de découvrir l’histoire de la Bolivie à travers une route marquée par un passé sombre.
Malgré la réduction significative des décès, chaque année, entre 30 et 40 vies continuent d’y être perdues, beaucoup étant des cyclistes qui sous-estiment la difficulté du chemin.

Témoignages des aventurières et aventuriers
Les témoignages de celles et ceux qui ont expérimenté cette descente parlent d’un mélange d’effroi et de fascination. Certains évoquent la sensation d’être toujours à un pas du précipice, d’autres se concentrent sur la magie du paysage à couper le souffle. Beaucoup s’accordent à dire que cette aventure reste l’une des plus périlleuses, mais aussi des plus intenses qu’ils aient vécues.


